De Smara à El Ouatia
Nous croisons des dizaines de camions d'assistance et d'organisation du Rallye MDC.
La route est en bon état, juste quelques trous. On stresse un peu moins pour les pneus. C'est toujours le désert , avec quelques maigres arbustes dans le lit des oueds asséchés. On aperçoit quelques troupeaux de moutons.
Puis une station se profile à l'horizon , au milieu de nulle part. Pas de gas oil, ni dans la suivante. Ils ont manqué de belles ventes car des camions sont venus voir aussi .
Un carrefour, contrôle, fiche, et une station qui a du gas oil. On fait le plein dans cette dernière station où il est détaxė.
On double une moissonneuse batteuse, totalement incongrue dans cet environnement .
Des gazelles annoncent la sortie du Sahara.
60 kms avant Tan Tan, on trouve un super billard. Depuis le temps on avait oublié comment c'était... merci "Bioui travaux".
Nous allons à l'embouchure du Draa, où nous pensions bivouaquer. Une pancarte interdit le camping, de plus nous sommes seuls. On fait quelques photos
Et on retourne à El Ouatia, au camping Sable d'or.
Selon les indications d'un voisin nous irons demain voir Momo qui devrait pouvoir nous arranger notre garde boue de remorque et peut être nous trouver une roue.
Mésaventure de Foum El Oued à Smara
A Foum El Oued, une maison originale,
Nous traversons Laayoune, belle ville propre et fleurie.
Contrôle de police, on donne une fiche et on prend la route de Smara. Elle est assez large, mais pas en très bon état.
Au bout de quelques kms, on voit une petite route sur la gauche qui va vers l'oasis de Dcheira. Mauvaise idée, la route est défoncés et l'oasis, quelques palmiers autour d'une flaque d'eau , ne méritait pas le déplacement.
On fait demi tour, et on reprend la route. Au bout d'un moment, un bruit bizarre, je vois une chose noire passer derrière la remorque, JPaul sent une résistance...On se gare sur le bas côté et là c'est la catastrophe, le pneu de la remorque est déchiqueté, le garde bout tordu,
Pas de panique, on a une roue de secours. Il faut juste décrocher et descendre le buggy car elle est dessous.
Ensuite JPaul essaie de redresser le garde boue..trop dur. Il enlève les boulons, pas de chance c'est soudé. Un camionneur s'arrête et le redresse à la main. Je lui donne des gants et on les lui laissera. Il a des mains d'acier car il y arrive sans avoir l'air de trop forcer.
C'est alors qu'on s'aperçoit qu'on n'a pas la bonne clé pour dėvisser les boulons...j'appelle un garage mais nous sommes à 20kms de Laayoune et il trouve que c'est trop loin.
On arrête un camion. 4 hommes en descendent, et, avec une clé plate arrivent à desserrer les boulons. Le cric du CC ne va pas sur la remorque ( on a vraiment été mauvais sur ce coup là..). Ils soulèvent la remorque à 2, tandis qu'un autre met la roue de secours et la visse.Je donne encore des gants (merci Action et ses gants à moins d'1€).
Ils sont vraiment costauds. On leur donnera quelques cadeaux, car ils ne veulent rien, seulement une bouteille d'eau
On déjeune, puis petite sieste et on repart. Mais JPaul n'est pas tranquille et ne sera rassuré que lorsqu'on aura retrouvé une roue complète car la jante en a pris un coup.
On longe une partie du tapis roulant qui transporte les phosphates de Boukra sur une centaine de kms.
La route est toujours mauvaise jusqu'à l'embranchement pour Boukra. Nous renonçons à aller voir le site d'extraction car on a perdu beaucoup de temps.
La route est un peu meilleure ensuite. Elle est très monotone, rectiligne, dans un environnement plat et caillouteux où paissent quelques rares dromadaires.
On passe un petit village où on donnera encore une fiche de police.
Une cinquantaine de km avant Smara, des garas, rochers tabulaires, donnent un peu de relief
A l'entrée de Smara on donne encore une fiche. On sera encore arrêtés à la sortie, mais après vérification auprès de son collègue de l'entrée de Smara on n'en donnera pas une autre.
Encore 12 kms en direction de TanTan et on arrive au Camping La Saguia.
La partie restaurant et accueil est sympa,
Mais la partie camping est inexistante, pas de vidanges, k7 dans les wc à la turc...mais seulement 30dh (moins dec3€)
Et pour couronner la journée, nous pensions voir le Rallye MDC à Smara et, pas de chance, ils vont bivouaquer de l'autre côté de la ville. Avec les contrôles je n'aurai pas assez de fiches et elles ne sont pas prévues pour le buggy.
Décidemment cette route, à notre avis, ne valait pas le coup.
Un joli coucher de soleil pour rester positifs,
Et demain on continue notre remontée vers Tan Tan.
D'El Ouatia à Foum El Oued
par une route en bon état mais aux voies un peu trop étroites , ce qui pose problème pour dépasser les gros camions. Une future 4voies est en cours mais ne sera pas opérationnelle avant sûrement plusieurs années. On passe l'oued Chebika où l'on ne voit aucun CC, est ce à nouveau interdit ?
Petit arrêt à Afhkennir,
Même si le gas oil est détaxė ( 0,75€ au lieu de 0,90€ ) l'état des pompes ne donnent pas envie d'y aller
On en prendra plus loin à Laayoune.
Arrêt déjeuner à la lagune de Naiala, où il y a toujours le panneau interdit aux voitures, de camper...mais personne ne nous a rien dit. Il en aurait peut être été autrement si nous avions voulu y passer la nuit.
Il y a beaucoup de vent !!!
Petite escale à Tarfaya, le musée St Exupéry,
Les vestiges de l'époque Espagnole,
La Mairie et la Corniche déserte à cette saison,
Direction Foum El Oued. Les langues de sable envahissent la route,
On traverse des sebtas, dépressions où la mer était présente il y a très longtemps,
On arrive à Laayoune, 1er contrôle où on nous arrête. Passeport et fiche de police. On a quelques difficultés car le GPS ne nous pilote pas, heureusement j'ai GMaps et de la connexion pour nous diriger.
Nous arrivons à Foum El Oued, avec toujours beaucoup de vent.
Demain nous partons pour Smara.
De Bouizakarne à El Ouatia
La carte d'hier que j'avais oubliée,
Et celle d'aujourd'hui
Ce matin au camping les petits oiseaux "punk" picorent les miettes de pain
On attendra un moment pour partir car Brahim nous dit que la saison est finie et qu'il n'a pas de monnaie...Il téléphone à son père et 10 minutes berbères plus tard, soit ... un peu plus..On part, après avoir vérifié que nous n'avions pas de passager clandestin.
Quelques courses et on part en direction de Guelmim sur une belle route à 2 voies, un plaisir après celle d'hier. On a même une 4voies à l'entrée de la ville.
Ensuite sur une cinquantaine de km il y a des travaux pour faire une 4 voies, mais qui ne nous gênent pas , car la route est en bon état.
Ensuite elle sera dégradée par endroits et pour doubler les camions de paille c'est très juste, surtout qu'ils penchent, un coup à droite,
Un coup à gauche,
Arrivée à Tan Tan
Et El Ouatia,
Où on a fêté le 1er anniversaire d'Ayoko...le temps passe trop vite,
On part en ville pour acheter des macarons. Malheureusement notre petit marchand n'est plus là, mais il y a quand même une pâtisserie où on achètera 6 gâteaux pour moins de 0,80€... qui dit mieux, Lidl est battu.
Les bouchers annoncent la couleur en accrochant tête et pattes de ces pauvres bêtes, ça ne me donne pas envie,
Le ciel est toujours un peu brouillé, chargé de sable. On espère ne pas avoir de vent de sable demain pour rejoindre La lagune de Naiala puis Tarfaya .
De Tafraoute à Bouizakarne
Sur 20 kms la route est pourrie, étroite , une seule voie avec des bords de goudron en dentelle, ( la mort des pneus ) et des bas côtés défoncés. Il faut pourtant y descendre quand on croise des véhicules .
Ensuite c'est une route correcte. Un peu avant le col de Kerdous, on prend la route de Timoulaye car cela nous raccourcit d'au moins 60 kms par rapport à Tiznit.
Mauvaise idée, là c'est 58 kms de route encore plus pourrie que la précédente car elle a en plus de grands trous...
Même le croisement de mobylette est délicat, alors ne parlons pas de les doubler....
On commence à voir des cultures de cactus. C'est récent mais une économie s'est développée autour de cette plante : confiture, miel, cosmétique. C'est une bonne chose pour ce secteur où pas grand ne pousse.
A un carrefour, un ensemble de boutiques. C'est curieux à l'écart de tout village.
Il faut aussi faire attention aux chèvres au bord de la route,
Nous arrivons au camping de Bouizakarne, pas un chat...(façon de parler) portail fermé !! il y a un n° de téléphone. J'appelle et on me dit d'entrer.
Brahim, le fils du patron arrive en s'excusant, il ne nous avait pas entendu. Un joli camp, bien fleuri,
Dans l'après midi, arrivent des Suisses en fourgon 4x4, avec qui on discutera en prenant le thé à l'absinthe offert par Brahim.
Alors qu'on dîne on entend des cris et des miaulements de chats qui se battent, puis des coups sur la carrosserie ... dans les années 70 on mettait un tigre dans son moteur, et bien nous c'est un chat qui s'y est réfugié..et qui ne veut pas sortir. Il faudra démarrer le moteur pour le déloger.
Au bout d'un moment j'entend un bruit suspect...redémarrage ...JPaul a mis en plus un coup de bombe à frelons pour que l'odeur du produit le dissuade de revenir. On espère que ce sera efficace. Au départ on croyait que c'était le chat du camping, car il l'avait récupéré bébé dans un moteur de camping car. Mais non, tous les animaux, chien, chat et poules étaient à leur place.
Demain, on part pour El Ouatia. On vérifiera qu'il n'y a pas d'intrus...
Les Gorges d'Ait Mansour et l'oued Tamanart
Nous voulons aller voir des gravures rupestres dans l'oued Tamanart à la suite des gorges d'Ait Mansour,
Nous prenons la route de Tiznit par Izerbi, un bonjour au "chapeau de Napoléon "
On attaque la montagne par une petite route en lacets au milieu des rochers et de quelques maigres amandiers. Il y a si peu de végétation qu'il n'y a ni chèvres, ni moutons.
De l'oued, il ne reste que quelques flaques,
Puis on redescend sur l'autre versant
Après l'aridité de la montagne nous arrivons dans une véritable oasis , une forêt de palmiers, amandiers, figuiers, oliviers et lauriers roses. Dommage qu'ils ne soient pas en fleurs.
Spécial retraités
Après quelques kilomètres de végétation luxuriante, nous traversons quelques villages,
Au stop à côté de la mosquée on prend à droite la route de Tiznit.
Un peu plus loin, on voit sur la gauche un panneau "gravures rupestres 9km".
On prend cette piste qui arrive dans l'oued Tamanart et on suit les traces.
Les paysages sont très beaux.
On rencontre de jeunes dromadaires au pelage très foncé
De beaux plissements
Des gros rochers,
Au bout d'environ 9 kms on voit des marques sur la paroi. On pense que ce sont les gravures qui sont indiquées . Mais pour y accéder il faudrait franchir un mur de galets ce qui n'est pas possible. Y aller à pieds nous prendrait trop de temps car notre petit Ayoko nous attend sagement au CC.
On essaie de trouver une autre piste, mais sans succès. Tant pis il faut rentrer. On passe à nouveau dans les gorges
Et revenons à Tafraoute. Et voici l'autre emblème de la ville, la Tête de Lion
Demain nous quittons cette jolie région pour aller vers El Ouatia.
Tafraoute
Mais avant, au lever du jour (ou presque...)
Le camping
C'est par là, sur la route d'Agadir
Un tout petit village, où on ne rencontrera pas un chat, juste trois enfants qui n 'ont rien demandė et il m'a semblé que l'un d'eux prenait le buggy en photo avec une tablette.
On y accède par une piste en béton très étroite.. avec d'énormes côtes .heureusement on ne croise personne. Il y a pourtant au moins une voiture au village.
Le village domine des gorges où poussent les palmiers,
De belles vieilles maisons qui semblent inoccupées,
Des bougainvilės fleurissent sur un arganier,
De vieilles portes,
Le moderne côtoie l'ancien,
Les cactus commencent à fleurir,
Un peu plus loin, le vieux village en ruines d'Oumesnat se confond avec la montagne,
Après quelques courses en ville, nous allons faire une balade à pieds au milieu des emblématiques rochers de grès rose ,
Silhouettes familières,
Et pour l'autre photo très célèbre à Tafraoute, il faudra attendre demain. De notre camping c'est le matin que c'est visible.
De Takat à Tafraoute
A Imi Mquourn, les troncs d'arbres sont peints de toutes les couleurs,
Nous traversons des forêts d'arganiers, taches vertes sur la terre ocre et caillouteuse.
On voit quelques chèvres grimpėes dans les arbres (désolée jipe, elles étaient du mauvais côté )
On voit parfois, les ruines d'un village en pisė , mais c'est maintenant le béton qui domine, plus facile à entretenir,
Vous excuserez les reflets sur les photos, mais elles ont été prises à travers le pare brise,
Après Ait Baha, on longe un oued avec beaucoup d'eau,
La route grimpe dans la montagne à plus de 1600m et les repousse-roues sont souvent aux abonnés absents, mais en ce Dimanche il y a peu de circulation. On a pu s'arrêter déjeuner tranquillement et le chauffeur a même pu faire une petite sieste .
La Kasbah Tizourgane à Ida Ignoudif,
Des mosquées,
Un petit resto à l'air sympa,
Sur les 40 derniers kilomètres, le goudron se rétrécit et il faut descendre sur le bas côté lors des croisements.
Arrivée à Tafraoute, la cité des babouches,
Sidi Bibi et Sidi Toual
Et c'est vrai qu' il est immense avec profusion de fruits et légumes à des prix défiant toute concurrence. Légumes à 5dh (0,50€) et des fraises à 8dh le kg...et elles sont délicieuses.
Les jeunes proposent de transporter vos achats dans leur cariole ,
D'autres vendent des sacs,
En espérant que ce travail ne les empêche pas d'aller à l'école, mais en ce moment ils sont en vacances.
Un étal de dindes énormes, et pas de plaisanterie sur le nombre de dindes....lol
Il y a aussi des vêtements,
Des chaussures, de la quincaillerie, et même des antiquités,
Il a bien plu cette nuit,
Puis un petit tour à la poterie, un très grand magasin sur plusieurs étages (à noter qu'ils accordent une réduction de 50% aux clients du Takat. )
L'après midi nous allons vers la plage de Sidi Toual et ses cabanes de pêcheurs,
Mais le grand vent qui fait voler le sable et des chiens qui nous "coursent" ( il parait qu'ils veulent seulement jouer...mais dans le doute...) nous obligent à fuir.
Quelques photos prises hier avec moins de soleil,
Retour au CC où nos petits macareux sont à l'ombre de mon orchidée de la St Valentin qui se porte très bien,
Demain départ pour Tafraoute, la cité des babouches.
Takat
Nous sommes à peine une dizaine dans le très beau camp de Takat. Il est très fleuri et d'une tenue irréprochable. La piscine est magnifique...mais pas pour moi, il me faut au moins 30° pour tremper mes orteils...
Le temps est mitigé, vent et averses. Pour le moment c'est plus calme, j'espère que les 2 lessives que je viens de faire vont pouvoir sécher.
Demain grand souk à Sidi Bibi. On va en profiter pour faire quelques achats en faisant attention aux pickpockets qui sévissent dans le coin.
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